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18 Janvier 2013
Hunger games, Suzanne Collins, Pocket jeunesse, 2009, 415 pages
Livre à la mode sur la planète ado (bien que datant un peu déjà), Hunger games tient ses promesses: du suspense, de l'action, de la violence et de la révolte. Tout ce qui peu résonner dans les esprits juvéniles et se charger de sens.
Le propos a déjà été expérimenté dans Le Prix du danger, un film avec Gérard Lanvin ou bien dans Running man de Stephen King mais revisité par Suzanne Collins. L'état totalitaire du Capitole impose à chacun de ses districts de lui fournir deux jeunes gens (un garçon et une fille) entre douze et dix-huit ans, les tributs, afin d'organiser des jeux télévisés. Ces tributs sont jetés dans une arène, seul un d'entre eux en réchappera après avoir tué tous les autres. L'héroïne que l'on peut suivre s'appelle Katniss, elle est accompagnée dans ces jeux cruels parPeeta, un garçon de son district.
J'ai adoré ce livre que j'ai lu presque d'une traite: on ne s'ennuie jamais, il y a du rythme, cela peut rappeler par la structure certains jeux vidéos dans lesquels une victoire ouvre sur un autre monde. En plus, c'est plus profond que ce qu'on peut penser au premier abord. Il y a un questionnement sur nos sociétés ultramédiatisées, sur la télé-réalité, sur la manipulation par le pouvoir des images et donc des vies humaines. Pour avoir vu par hasard un épisode de Kho Lanta, je pense qu'Hunger games est tout à fait dans le vrai face aux comportements adoptés par certains candidats. Et puis il y a les bons sentiments et la notion d'empathie qui viennent contrecarrer la violence.
Je ne comprends pas le tollé fait par certains parents (notamment aux Etats-Unis) face à ce roman d'anticipation: on ne rend pas les jeunes violents en leur montrant des univers violents fantasmés. Ici, la violence est dénoncée et non pas complaisamment regardée.
Vite, le prochain tome.