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25 Août 2013
ADIEU, Honoré de Balzac, Carrés classiques Nathan, 2012, 103 pages Durant la campagne de Russie et le passage de la Bérésina, les conditions de vie sont terribles. Le froid est glacial, l'armée de Napoléon est décimée et les soldats sont devenus des cadavres en attente. Philippe de Sucy est en compagnie de sa maitresse Stéphanie de Vandières, ils sont contraints de se séparer dans des conditions effroyables. Quelques années après, il retrouve la jeune femme mais celle-ci a complétement perdu la raison. Dès lors, il essaiera de lui faire retrouver sa lucidité. Une vision très dure de la guerre et des désastres qu'elle occasionne sur les hommes et les paysages. La folie est liée aux souffrances reçues et la femme aimée par Philippe de Sucy a perdu toute étincelle d'humanité, elle se comporte presque comme un animal (ce qui n'est pas dénuée de sensualité.) L'ancien soldat va tenter par tous les moyens de rendre à celle qu'il aime son ancienne intelligence, elle qui n'est plus capable que de dire "Adieu". Il n'a plus que cette seule pensée qui occupera tous les instants de sa vie. La fin est cruelle et viendra clore ce petit roman avec une noirceur qui est présente tout au long de l'histoire.