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18 Février 2013
LA NAISSANCE DU JOUR? ,Colette, Le Cercle du bibliophile, 1966
Encore un roman emprunté chez ma Belle-Rose, en édition kitschissime, pour participer au challenge Un Classique par mois chez Mille et une pages. J'avais peu lu d'ouvrages de cet auteur mais je gardais un bon souvenir de Claudine à l'école dont j'aimais le ton impertinent.
Cet écrit n'est pas un roman mais plutôt un récit autobiographique, le regard d'une femme vieillissante sur sa vie. Elle repense à sa jeunesse, sans trop de regrets, elle repense à ses hommes, avec de la souffrance. La narratrice évoque son existence dans le Sud, entre chaleur de l'été, baignades, virées avec de jeunes amis, tous plus ou moins artistes. Toujours dans la vie de cette grande amoureuse, les chats ont la part belle, elle en parle comme s'ils étaient sa vraie famille. Elle évoque aussi le souvenir de sa mère à travers des extraits de ses lettres, cette Sido qui a tant d'élégance, tant de maintien et que sa fille admire tant.
J'ai trouvé un charme un peu suranné à ce récit, un charme un peu précieux comme lorsqu'on soulève de vieilles dentelles et qu'il s'en échappe un peu de poussière. Cette dame qui a de la classe et l'art de la description m'a fait de la peine avec son envie de solitude, sa lassitude envers ses semblables et ses règles à suivre afin d'être comme il faut. Même sa relation à peine esquissée avec son voisin Vial n'aboutit pas et reste dans l'air comme un spectre. J'avoue que j'ai perdu l'habitude des classiques et que les précautions oratoires de la narratrice ne m'ont pas toujours permis de comprendre le fond de l'idée. L'écriture est belle, très évocatrice mais je décroche assez vite et mis à part quelques belles pages sur les plantes de son jardin, la vie des personnages m'a laissée indifférente. Je croyais retrouver l'acidité de Claudine et je n'ai trouvé qu'un goût de fruits blets.