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Partages de livres, de lectures, d'écritures

"Vivre, c'était s'habituer à revoir ses prétentions à la baisse."

"Vivre, c'était s'habituer à revoir ses prétentions à la baisse."

LES CHOSES HUMAINES, Karine Tuil, Folio, 242 pages

Une famille. L'homme est connu, il est le présentateur médiatique d'une chaine télé, il sait que la réussite demande des efforts, il s'astreint à une discipline de fer pour garder sa place car mine de rien il est vieillissant et dans son milieu, ça ne pardonne pas. Il est sinon heureux, du moins satisfait car ce qui compte, c'est réussir. La femme est journaliste, elle a une certaine notoriété. Elle s'est mariée avec lui, qui est de loin son ainé, mais elle ne ressent pas ou plus de véritable amour. Ils vivent en compagnons de route, bien assortis et plutôt loyaux l'un envers l'autre. Ils incarnent un couple réussi. Ils ont un fils, promis à un avenir brillant, dans la lignée familiale: grandes études, fréquentation du milieu de ceux qui comptent, un CV bien garni, un jeune homme bien sous tous rapports. Et puis ça dérape ... le fils est accusé, tout le bel échafaudage social et familial se casse la gueule. Et la famille en vue, est toujours sous les feux des projecteurs mais sous un jour moche et dégradé. Plus rien de très glorieux, il va falloir lutter encore pour garder la face, enfin une certaine face. J'ai beaucoup aimé le regard que porte Karine Tuil sur une certaine sphère sociale, celle des "premiers de cordée", ceux qui sont les maitres du monde. Elle est sans complaisance et elle fait apparaitre toutes les petits mesquineries, toutes les veuleries qui la composent. Le passage du procès m'a paru parfois long, avec des redites mais il semble renvoyer à une réalité vécue par tous ceux qui ont affaire à la justice. 

Karine Tuil

Karine Tuil

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