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Publié par virago

"Je ne supporte pas la politique, je me suis toujours occupé de mes affaires, celles des autres, je m'en contrefous"

AMOUR ET DERISION, Dario Fo, Fayard, 143 pages, traduit de l'italien par Dominique Vittoz

Une série de nouvelles assez savoureuses qui explorent aussi bien des histoires d'amour que des destins placés sous le signe de l'humour. Le premier récit explore le mythe d'Héloïse et Abélard, drame de l'amour et de la folie des hommes. Viennent ensuite la création d'une nouvelle branche religieuse, considérée comme hérésie, à Milan au Moyen-Âge et les rebondissements de la vie d'une dompteuse de fauves. Un récit s'ancre en Chine et présente la trajectoire de Q, considéré comme un communiste utopique. Farce assez drôle sur la politique et les erreurs de l'histoire qui font d'un pas grand chose un héros flamboyant. La meilleure partie se trouve à mon sens dans le dernier récit, intitulé "Les Grecs n'avaient rien d'antique" dans lequel Fo déconstruit les croyances communes sur le théâtre antique. Dario Fo est dans son élément et propose un exposé à la fois brillant et accessible. Cela m'a rappelé Le Gai savoir de l'acteur que j'avais vu monté et interprété par Pierre Barayre il y a quelques années et qui m'avait valu une grande crise de rire. Tout n'est pas égal mais l'ensemble se lit avec plaisir. 

"Je ne supporte pas la politique, je me suis toujours occupé de mes affaires, celles des autres, je m'en contrefous"
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