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Publié par virago

"... il n'est pas possible que le mort adevienne vivant et après il mourre nouvellement advenant nageant?"
LE TOUR DE LA BOUÉE, Andréa Camilleri, Editions Fleuve noir, 2005, 247 pages, traduction Serge Quadruppani
Montalbano en a marre, il a honte de la police de son pays, c'est décidé, il va présenter sa démission. C'était sans compter sur une découverte macabre, lors d'une de ses baignades, il va tomber sur un cadavre à moitié rongé par l'eau de mer. S'ensuit une enquête pleine de rebondissements. 

J'ai déjà dit que j'adorais Camilleri? Oui, je crois que je le dis à chaque fois. C'est vraiment un auteur que j'ai grand plaisir à lire. L'enquête est bien ficelée et s'appuie sur des faits d'actualité: les milliers de migrants qui viennent s'échouer sur les côtes de Sicile. Et surtout ce qui est génial, ce sont les personnages. Montalbà, commissaire désabusé, fin gourmet, bourru et viril. Fazio et Mimi Augello, fidèles lieutenants qui suivent les bizarreries de leur chef tout en étant des grandes gueules et bien sûr, mon préféré, Catarella, estropieur de mots et qui aime Montalbano au delà de toute limite. L'écriture de Camilleri vaut vraiment le détour, pleine d'inventions liées au dialecte (merci M. Quadruppani pour votre traduction qui en garde la saveur), drôle mais drôle. Je riais toute seule dans une salle d'attente en lisant, ce qui m'a permis de poireauter en bonne compagnie. Ce volume-là est de loin celui que j'ai préféré de tous.

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