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Publié par virago

"Quand mon monde avait encore ma famille pour unique frontière."

GUADALQUIVIR, Stephane Servant, Scripto Gallimard, 2009, 192 pages

Le nom d'un fleuve en ligne de mire. Un fleuve vers lequel Frédéric, dit Coco, dit Croco, roule en compagnie de Pepita, son adorable grand-mère, qui est en train de perdre la boule. Le destin de ces deux personnages, la vieille et le jeune, est mêlé, leur quête va devenir commune. Pepita, veut retourner sur les pas de sa jeunesse, car elle sait qu'elle va mourir et qu'elle ne veut pas finir sa vie dans la morosité d'une maison de retraite. Elle entraine Frédéric, qui va guider ses derniers instants et elle lui offre en même temps, une échappatoire. Il faut dire que Croco file du mauvais coton, empli de haine, il cherche à intéger la Meute, une sombre bande de skinheads. Dévoré par ses propres émotions, il se trompe de colère en voulant faire porter le chapeau de tous ses malheurs aux immigrés de son quartier. L'escapade espagnole, proposée fortuitement (ou pas d'ailleurs) par la vieille dame va lui montrer qu'une autre voie est possible. Pas mal cette idée même si certaines ficelles sont à mon avis un peu grossières: le skinhead qui trouve du réconfort et de la sagesse en la personne d'un vieil arabe et de sa fille est un trop attendu. L'écriture est assez intéressante, très hâchée et contribue au rythme de l'ensemble. J'ai apprécié mais sans non plus que j'y vois un vrai coup de coeur. Le roman est lauréat 2010 du Prix littéraire des collègiens de l'Hérault, ce qui veut quand même dire que les jeunes jurés l'ont vraiment plébiscité.

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