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Publié par virago

"Eternels étrangers, issus d'un peuple sans terre."
CE DOUX PAYS, Äke Edwardson, 10 / 18 domaine policier, 2009, 410 pages, traductrice Marie-Hélène Archambeaud

L'été suédois, oui ça existe. Ca semble d'ailleurs mieux que l'été d'ici vu le temps détestable et venteux que nous connaissons. En tous cas en Suède, l'été est le moment des règlements de compte. Un massacre en règle dans une petite épicerie de quartier, une vraie boucherie sanguinolente. Winter et ses collègues se lancent sur la piste. Mais la piste est très mince et tous les témoins semblent soit de volatiliser, soit disparaitre au fur et à mesure. La chaleur s'intensifie et les policiers quadrillent les quartiers Nords de Göteborg mais rien ne se débloque. Les familles n'ont rien à dire, en plus elles sont d'origine kurde, ce qui n'aide pas. L'enquête s'étire en longueur, les flics multiplient les auditions, traquent tous les petits détails. Winter est assailli de migraines à cause de cette histoire, tout le monde en a marre, les coupables continuent à s'échapper. Je trouve Edwardson assez lent dans sa mise en place mais c'est ce qui fait le charme, dans ce roman la lenteur est associé à la chaleur et à des images de l'été suédois ce qui est assez dépaysant. Je lis avec plaisir sans être fan véritablement de cet auteur car à la fin je garde assez peu d'images. Je ne sais pas si c'est le rythme qui me fait cet effet ou le manque d'action. Je crois que je confonds toutes les enquêtes de Winter que j'ai lues. En revanche, ce que j'aime bien c'est le côté exotique des mots et des coutumes suédoises. Je suis loin d'être aussi accro que Frank, mon pourvoyeur exclusif de littérature du Nord (et je l'en remercie, je n'aurai jamais lu spontanément ce genre d'auteur).

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