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Publié par virago

Une petite fierté
L'ODORE DELLA NOTTE, Andrea Camilleri, Sellerio editore Palermo, 2001, 221 pages.

Chaque fois que j'arrive à lire un livre entier en italien, c'est pour moi une poussée de contentement. Je ne comprends pas tout car évidemment je ne prends pas mon dico à côté de moi mais j'arrive à lire plus vite et à saisir l'ensemble. La gageure ici est qu'en plus Camilleri écrit certains passages et notamment les dialogues en dialecte sicilien, mais franchement ça ne m'a pas gênée. L'intrigue ici tourne autour d'un homme d'affaires véreux qui a dérobé toutes les économies de ses clients et s'est fait la belle. Sa disparition est accompagnée de celle d'un de ses employés que l'on va supposer être son complice. Cette enquête permet une fois de plus de camper des personnages savoureux, leur vie personnelle est aussi importante que leur travail. Les personnages secondaires aussi sont brillamment dessinés. Montalbano est toujours empêtré dans son histoire d'amour avec Livia et beaucoup de choses tournent autour d'un pull-over. Je suis avec attention les repas du commissaire car manger est un art pour lui. Le pauvre Mimi Augello ne sait plus s'il veut se marier. Et j'aime toujours autant Catarellà, grand couillon maladroit. Apparaissent ici une jeune femme très belle et très dangereuse, un ingénieur se promenant dans l'obscurité pour sentir "l'odeur de la nuit", une vieille fille obstinée. Je ne sais pas si ma vitesse de lecture réduite ne me permet pas de mieux apprécier les détails et d'avoir une mémoire plus fine. Un bon polar en prime et une plongée dans une Sicile haute en couleurs.

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