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Publié par virago

"La paix des étoiles d'hiver paraissait éternelle."
BELOVED, Toni Morrison, 10 / 18, 1989, 380 pages, traduction Hortense Chabrier et Sylvain Rué

Sur les conseils de Caro, j'ai emprunté ce livre à la médiathèque. On suit une famille noire, composée essentiellement de femmes: Baby Suggs la grand-mère, Sethe la mère et Denver la fille. Elles sont des esclaves qui ont été libérées ou qui se sont échappées, et ont connu les atrocités commises par les blancs. Le récit est âpre, on peut voir à quel point l'être humain est capable de dégrader et de faire souffrir ses semblables du moment qu'il se croit supérieur. C'est toujours aussi stupéfiant pour moi d'être confrontée à cette banale et si courante vérité. En dehors de l'intérêt de ce récit qui peut être perçu comme un témoignage même indirect de la période de l'esclavage aux Etats-Unis, je ne peux pas dire que j'ai aimé. Le récit est elliptique et du coup m'a semblé complexe. Les évènements sont dévoilés par bribes, la seule chose qu'on sait c'est qu'ils sont horribles et on s'attend toujours au pire. Ce n'est pas ce qui m'a gênée, c'est plutôt l'aspect fantastique de l'œuvre, le fait d'introduire des fantômes, des revenants, des aspects surnaturels. Je ne suis pas sensible à ces thèmes et là l'articulation de la réalité et de cette fiction ne m'a pas accrochée. Je n'ai pas non plus partagé la vie des personnages même si certains passages étaient très marquants. J'ai été embarquée dans la succession des moments puis lassée par les retours sur les faits. Je comprends l'intérêt littéraire de cette écriture, la force poétique mais je n'ai pas ressenti autant d'émotion qu'à la lecture de Sweet sixteen qui m'a amenée à cette lecture. Sans doute suis-je un esprit simple à qui la littérature jeunesse convient mieux.

 http://liremoijeveuxbien.overblog.com/2014/04/maintenant-c-etait-a-eux-seuls-de-se-lancer.html

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