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Publié par virago

La mort vient sans prévenir et la vie est fragile et éphémère.

LE CLAN DES OTORI Livre I, LE SILENCE DU ROSSIGNOL, Lian Hearn, Gallimard, 2002, 328 pages, traduction Philippe Giraudon

Un belle rencontre avec ce livre qui me faisait de l'œil depuis longtemps. Un vrai dépaysement dans une plongée dans un Japon médiéval qui correspond à mes fantasmes sur ce pays. Le rythme est assez lent malgré les nombreuses scènes d'action, les paysages sont très beaux, les personnages sont tous intéressants car ils ont des parts d'ombre. Le héros est masculin, Takéo est un jeune garçon appartenant à une communauté non violente, les Invisibles, qui sont impitoyablement massacrés par le cruel Iida. Il est sauvé in extremis par le seigneur Shigeru qui va devenir son mentor et son protecteur. On se doute un peu de l'issue mais le livre contient des surprises et des rebondissements qui tiennent en haleine. Tous les personnages cachent quelque chose, en bien ou en mal et tous ont des dons ou des pouvoirs qui les rendent uniques. Ce que j'aime bien, c'est que les personnages féminins ont aussi des aspects combattifs, qu'elles ne sont pas seulement de jolies potiches et qu'elles ont de la ressource. J'avais plein d'images au fil de la lecture qui mêlent raffinement et en même temps une sorte de cruauté fascinante. Les morts s'enchainent et la violence est présente mais cela participe à la beauté de l'histoire. Les luttes entre les différents clans donnent une dimension à la fois historique et épique aux existences des personnages. Il y a même une part de magie qui vient donner une dimension supplémentaire au propos pourtant déjà fort riche. Pour couronner le tout des histoires d'amour compliquées se produisent, tous les lecteurs peuvent y trouver leur compte. Je vais me précipiter pour lire la suite et continuer mon voyage au Japon.

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