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Publié par virago

La seule chose qui me paraissait utile, c'était de lire.

LE CLUB DES INCORRIGIBLES OPTIMISTES, Michel Guenassia, Le Livre de poche, 2009, 730 pages

Il m'aura fallu du temps pour en venir à bout, non pas que le livre ne m'intéresse pas mais parce qu'il est assez dense. Je me suis attachée à Michel, jeune garçon qui a une vie assez extraordinaire. On le suit dans les différents cafés où il traîne pour jouer au baby. Assez peu finalement au lycée, le prestigieux Henri IV où il ne passe pas beaucoup de temps. Son parcours est ponctué de rencontres assez inattendues: un groupe de réfugiés russes fan d'échecs, venus gagner leur vie comme ils le peuvent à Paris, Sartre, Kessel et même Noureev. La guerre d'Algérie est présente à travers Pierre, Franck le frère de Michel et la famille Delauney, pieds noirs pur jus et insupportables. Deux jeunes filles, Cécile et Camille, qui l'accompagnent à un moment. C'est très foisonnant, des aventures toutes plus incroyables les unes que les autres et pourtant on y croit. Un beau roman sur la vie, les affres des exilés ayant tous leur lot de secrets et l'initiation de ce gamin qui va connaitre toutes les phases pour devenir un homme. J'ai bien aimé sa passion dévorante pour les livres qui le fait lire en marchant et ne s'intéresser à aucun cours pour se consacrer à ses auteurs préférés. Sa famille aussi disparate que déchirée. Ce qui ressort quand même de la vie de Michel, c'est une assez grande solitude malgré les différents groupes dans lesquels il transite. Je ne sais pas s'il y a autant d'optimisme que ce que le titre laisse croire. Une joie bruyante et somme toute factice sans doute, des personnages hauts en couleur, un Paris sans doute disparu ou qui n'a jamais existé mais un réel optimisme, je n'en suis pas sûre.

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