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Publié par virago

Nos voeux ne peuvent pas faire exister nos mondes.

UN ETE SANS LES HOMMES, Siri Hustvedt, Babel, 2011, 214 pages, traduction Christine Le Bœuf

Une période d'hibernation pour le blog, peu de livres lus et une grande paresse à écrire des articles. Mais ça revient... Un bouquin vers lequel je ne serai pas allée sans le cadeau fait par mon amie Anne, féru de littérature anglaise et américaine. Étant italienne de cœur, j'avoue que je lis très peu de littérature étrangère venue d'autres pays et c'est une agréable découverte. Mia est poète, elle vit très mal le fait que son mari Boris, la quitte pour faire une pause. Ladite Pause étant une femme bien plus jeune que lui (ah ! Le démon de midi). Mia ne fait pas les choses à moitié, elle devient littéralement folle de douleur au point d'être internée en asile psychiatrique. Pour sa convalescence, elle rejoint un groupe de femme, octogénaires au moins qui vivent dans une maison de retraite. Ces femmes à la vie de leur vie débordent d'énergie et d'inconvenance. Pour s'occuper, elle accepte de donner des cours d'écriture poétique à une bande d'adolescentes. A contact de ces groupes de femmes, en devenir et très vieilles, Mia reprend pied et reprend pied dans la vie. J'ai bien aimé cette rencontre et les liens que seules les femmes entre elles savent lier. Des liens pas toujours faciles mais qui constituent une sorte d'esprit féminin. Pas vraiment un ouvrage féministe mais plutôt des portraits de la féminité. J'avoue qu'une partie du roman m'est restée obscure car il y a de nombreuses références à une culture anglo-saxonne qui me fait défaut, mais le mélange de roman et de citations poétiques est intéressant. De même que ce questionnement sur les tournants de la vie et le balancement entre les âges. Une jolie introduction à des lectures futures.

Ne pas dire est aussi intéressant que dire, d'après mon expérience.

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