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Partages de livres, de lectures, d'écritures

Il faut être optimiste et croire en la chance.

Il faut être optimiste et croire en la chance.
TU REUSSIRAS MIEUX QUE MOI -CRAINTES ET DESIRS D'ECOLE, Professeur Marcel Rufo, Éditions Anne Carrière, 2013, 178 pages.

Offert par Cane et Canard, un essai vite lu et sans doute vite oublié. L'auteur est le charismatique Marcel Rufo, pédopsychiatre émérite, marseillais chaleureux, enchaînant articles et conférences de vulgarisation autour de l'enfant et de ses troubles. Le propos sur l'école est un passage obligé pour tous ceux qui s'intéressent à l'enfance et vu que tout le monde est allé à l'école, tout le monde a une opinion de spécialiste sur la question. Là Rufo balaie âge après âge les différents contacts et les différents traumatismes liés à l'école. Il propose quelques exemples concrets liés à sa pratique professionnelle au milieu de conceptions plus générales sur l'école et son organisation. La place et le positionnement des parents, leurs projections sur le devenir de leurs enfants sont évoqués. Rien de révolutionnaire à mon avis : montrer que les « mauvais élèves » sont souvent des gamins issus de milieux défavorisés, que souvent leur estime d'eux-mêmes est très abîmée, ce qui les empêche d'apprendre, que l'école est inégalitaire et basée sur la compétition n'a rien de nouveau. Rufo met quand même en avant le travail de bons enseignants et l'aide que la pédopsychiatrie peut apporter aux enfants en difficulté. Il propose une véritable collaboration de tous les professionnels de l'enfance réunis dans l'objectif du bien de l'enfant, ce qui semble une évidence mais qui n'existe pas. Du bon sens de la part du pédopsychiatre mais tout cela restera sans doute sans effet car ce qui manque sont des propositions concrètes et surtout une écoute politique de ces préceptes bien souvent ressassés mais jamais appliqués. Un bon point pour Rufo qui ne montre pas les enseignants comme les incapables et fainéants habituels, il insiste plutôt les failles de leur formation, ce qui ne leur permet pas en règle générale d'être efficace face à la fragilité de certains enfants. Il prend souvent comme exemple l'excellence des modèles nordiques tout en mettant en évidence les moyens humains et financiers qui manquent à l'école française pour atteindre le même niveau.
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