Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par virago

Dans le monde où mon enfance se déplia, la tendresse ne se disait pas.
LE CORPS DE MON PERE - AUTOBIOGRAPHIE DE MA MERE, Michel Onfray, 49 pages, Hatier poche, 2009 

Un tout petit récit, en fait deux récits qui dressent les portraits des parents de Michel Onfray. Onfray, c'est un mec bien, il parle juste et simplement de concepts compliqués. C'est le genre de personne qui, lorsque tu l'entends parler, te donne l'impression que tu es très intelligent. Pour la lecture, c'est plus coton, j'ai lu le Traité d'Athéologie, et en fait je pense ne pas avoir compris grand chose. Tout en étant un mec bien, Onfray n'en est pas moins philosophe. Pour ces moments de vie, c'est un peu pareil, tu vois qu'il ne fait pas que raconter, il réfléchit en même temps. 

Son père est un taiseux, un homme de la terre, écrasé sous un labeur qui occupe presque toutes ses journées. Onfray montre cet amour qui les unit et qui ne s'exprime presque pas par les mots mais plutôt par les attentions qu'il a pour son fils. C'est un joli témoignage du fils devenu adulte et qui rend hommage à cet homme taciturne et renfermé qui lui a appris le sens du travail et de l'honneur. Sa mère a eu une vie dure: orpheline, placée à l'Assistance, elle veut retrouver les traces de ses origines. Le fils devient un soutien qui l'accompagne dans ses démarches et la soutien dans ses découvertes. 

L'auteur évoque ce que ses parents lui ont apporté dans l'homme qu'il est devenu. En quoi aussi son enfance paysanne a construit le philosophe qu'il est, les idées politiques qu'il défend. Très tôt il développe le goût pour les mots en comblant les silences paternels et en consolant le chagrin de la mère. On comprend mieux l'intelligence humble et même populaire d'Onfray.

Commenter cet article