Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
liremoijeveuxbien.overblog.com

Partages de livres, de lectures, d'écritures

...la solitude, c'est le commencement de la mort

...la solitude, c'est le commencement de la mort
LE BAGNARD DE L'OPERA, Alexandre Dumas, Magnard, 2001, 200 pages

Je suis toujours à l'arrache au moment d'honorer ma participation au challenge "Lire des classiques" chez Mille et une pages. Faut croire que ça me fait de moins en moins envie. D'ailleurs, j'ai remarqué que je pioche toujours dans les volumes les plus brefs que je peux trouver. D'où l'utilité de ce type de défi pour s'obliger un peu.

Alexandre Dumas à le mérite d'être un conteur plein d'imagination et d'être capable de créer une attente chez son lecteur (Les Trois Mousquetaires reste un de mes romans préférés). Les situations sont en général à la limite du crédible mais l'art fait qu'on y croit et qu'on en redemande. Le roman débute par une situation improbable, le narrateur, docteur de son état, prend à son service une bande de forçats sous l'autorité de leur garde-chiourme. Parmi ces repris de justice, un d'entre eux attire son attention en faisant tout pour se cacher de lui. Par la suite, il apprend l'identité de cet homme et il se trouve que le docteur l'avait fréquenté quelques années plus tôt dans des circonstances dramatiques: un duel. Dès lors le bon docteur, homme honnête et intègre, s'attache à raconter le parcours et le destin de ce singulier bagnard. J'aime ce style de roman car on ne s'ennuie pas, il y a des rebondissements, des révélations et souvent je suis surprise car je ne m'attendais pas à la suite. La condition des prisonniers est évoquée de manière détournée et on trouve une interrogation sur ces conditions de détention, pas aussi directe que celle de Hugo dans Le Dernier jour d'un condamné ou Les Misérables, mais qui montre bien le mouvement de pensée d'époque. Ce bagnard, nommé Gabriel Lambert est attachant malgré ses méfaits et on peut comprendre ses motivations. En même temps son caractère fait qu'on a du mal à ne pas le mépriser quelque peu. On est loin du flamboyant Jean Valjean, mon héros absolu. L'humanité décrite est plutôt veule et gagne-petit, elle ressemble assez bien à une grande partie d'entre nous.

Je vais m'atteler de ce pas à choisir mon prochain classique. Je ne sais pas trop vers quoi me tourner. Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire.
Challenge Un classique par mois chez Mille et une pages

Challenge Un classique par mois chez Mille et une pages

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article