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Publié par virago

"La mémoire est comme une vitre..."

LE CHINOIS, Henning Mankell, Points Edition du Seuil, 2011, Traduction de Rémi Cassaigne, 563 pages.

Au cœur de l'hiver en Suède, on suit les traces d'un loup. Il a faim et par chance, près du village de Hesjövallen, il trouve de la viande: un bon morceau à l'intérieur d'un pantalon attaché à une chaussure. L'ambiance est posée, glaciale, effrayante. Vivi Sundberg est dépêchée pour mener l'enquête sur une horrible affaire concernant presque tous les habitants de ce bourg isolé. Elle recevra l'aide inopinée de la juge Birgitta Roslin qui mènera ses propres investigations.

Le début de cette histoire est très prenant, comme toujours l'ambiance chez Mankell est très soigneusement travaillée. Dans le déroulement, on suit des chemins surprenants qui font voyager de la Suède, à l'Amérique du siècle dernier durant la construction des voies de chemin de fer, à la Chine d'aujourd'hui. Chaque épisode était assez intéressant en lui-même, sauf celui sur la Chine où je me suis passablement ennuyée, mais le tout réuni ne m'a pas convaincue. J'aurais préféré un propos plus resserré car même si toutes les histoires finissent par se réunir, je n'ai pas senti l'intérêt d'avoir autant fait cheminer les personnages. Il me semble qu'une centaine de pages en moins aurait été bienvenue car il y avait à certains moments une impression de délayage, un souci du détail qui se voulait si précis qu'on y perdait en intensité. Je reste donc sur ma faim, j'ai l'impression que l'enquête qui s'annonçait si captivante, s'est perdue dans des méandres obscurs.

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